Le défi marial de la Nouvelle Evangélisation

12012015

Le défi marial de la Nouvelle Evangélisation

Ave Maria !

« Honore ton père et ta mère », ainsi récite le quatrième commandement. Il ne s’agit pas seulement d’un respect formel, mais le verbe « honore » est thématiquement compréhensif du verbe « aimer » . On ne peut aimer vraiment sans honorer. Et on ne peut dignement honorer que lorsqu’on sait aimer.

Nous sommes nés, « spirituellement » parlant, de la Vierge Marie. Au pied  de la Croix, avec Jésus, Elle a mis au monde la Membres du Corps du Christ. Nous sommes réellement ses fils. Elle est vraiment notre Mère.

C’est cette conscience qui m’a poussé à créer ce Blog. C’est une petite fenêtre électronique, comme toutes les autres, ouverte sur le monde qui a besoin de lumière, de saveur de vie, de parfum céleste, de la rosée divine, du vent suave qui rafraichi l’être, de la bouffée d’oxygène qui redonne la gout de vivre. La Vierge Marie, je le crois fermement depuis mon enfance, est tout cela.

Le titre dit déjà toute mon intention : LA MERE DU BEL AMOUR. C’est ce que j’ai découvert ! C’est ce de quoi je vis. J’ai découvert l’amour divin en regardant la Vierge Marie. Il m’a semblé voir en elle non seulement le prototype, ma la cause excellente de l’amour humain divinisé. L’amour humain plus parfait est en elle. L’amour humain capable d’aimer Dieu totalement, uniquement et puissamment est l’amour maternel qui s’exprime en la Vierge Marie. MERE DU BEL AMOUR, quel privilège ! Mais en même temps quel message profond pour l’humanité. Je n’ai cessé de croire que l’avenir de l’Afrique est entre les mains de la Vierge. En 2005, j’écrivais : La Vierge Marie est la bouffée d’oxygène pour le développement de ce grand continent aux ressources multiples et capable de nourrir la moitié de la planète terre. N’oublions jamais que c’est la première terre que Jésus foule après sa terre natale. N’oublions pas que ce continent est le berceau de l’humanité, comme l’ont bien prouvé les études archéologiques.

C’est donc un apostolat à 360⁰  que j’ai l’intention de développer pour démontrer mon amour filiale pour la Vierge et en même temps la faire aimer par ceux qui sont encore sensibles à l’amour maternel qui a eu à sa manifestation triomphante à Fatima. En fait, je le crois : Le cœur immaculé triomphera ! Ce triomphe, c’est vous et moi qui allons la célébrer en la construisant, la vivre en la partageant, la solidifier en laissant que le regard maternel de la Vierge enveloppe chacun de nos actes. L’intention première est donc de susciter en chacun de nous cet élan vital surnaturel qui part du cœur Immaculé de Marie et se répand dans le cœur de tous ceux qui savent d’être des fils, des enfants, des disciples, des amis, des frères. Quand on honore bien la Mère, on s’honore soit même !

In Corde Matris et Coredemptricis !

Père Magloire Nkounga Tagne




Saint Jean Paul II: La dévotion à la très sainte Vierge Marie dans la vie du Pretre

12012015

La dévotion à la très sainte Vierge Marie dans la vie du Prêtre

(Jn 19, 25-27)

Audience générale du 30 juin 1993

1. Dans les biographies des prêtres saints, on traite toujours de la grande part qu’ils ont attribuée à Marie dans leur vie sacerdotale. Aux «  vies écrites  » correspond l’expérience des «  vies vécues  » de tant de chers et vénérés prêtres que le Seigneur a placés comme de vrais ministres de la grâce divine au milieu des populations confiées à leur soin pastoral, ou comme prédicateurs, aumôniers, confesseurs, professeurs, écrivains. Les directeurs et les maîtres spirituels insistent sur l’importance de la dévotion à Notre-Dame dans la vie du prêtre, comme soutien efficace sur le chemin de la sanctification, réconfort constant dans les épreuves personnelles, énergie puissante dans l’apostolat.

Le Synode des évêques de 1971 a transmis lui aussi cette voix de la tradition chrétienne aux prêtres d’aujourd’hui, quand il a recommandé : «  L’esprit tourné vers les choses célestes et participant à la communion des saints, que le prêtre regarde très souvent vers Marie, la Mère de Dieu, qui a accueilli le Verbe de Dieu avec une foi parfaite. Qu’il l’invoque chaque jour pour obtenir la grâce d’être rendu conforme à son Enfant  » (cf. Le sacerdoce ministériel, III, I, 3 ; SMME 601 ; Ench. Vat. 4, 1202). La raison profonde de la dévotion du prêtre à la très sainte Vierge Marie se fonde sur la relation essentielle qui a été établie, dans le plan divin, entre la Mère de Jésus et le sacerdoce des ministres de son Fils. Nous voudrions approfondir cet aspect important de la spiritualité sacerdotale et en tirer les conséquences pratiques.

2. La relation entre Marie et le sacerdoce résulte avant tout du fait de sa maternité. En devenant – par son consentement au message de l’Ange – Mère du Christ, Marie est devenue la Mère du Souverain Prêtre. C’est une réalité objective : en assumant lors de l’Incarnation la nature humaine, le Fils éternel de Dieu a réalisé la condition nécessaire pour devenir, par sa mort et sa résurrection, le Prêtre unique de l’humanité (cf. He 5, 1). Au moment de l’Incarnation, nous pouvons admirer une parfaite correspondance entre Marie et son Fils. En effet, la Lettre aux Hébreux nous révèle que, «  en entrant dans le monde  », Jésus a pris une orientation sacerdotale vers son sacrifice personnel, en disant à Dieu : «  Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation, mais tu m’as façonné un corps… Alors j’ai dit : « voici, je viens, pour faire, ô Dieu, ta volonté »  » (He 10, 5, 7). L’Évangile nous rapporte que, au même moment, la Vierge Marie a exprimé la même disposition en disant : «  Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole  » (Lc 1, 38). Cette parfaite correspondance nous démontre que, entre la maternité de Marie et le sacerdoce du Christ, une relation intime s’est établie. Il résulte de ce même fait qu’il existe un lien spécial du sacerdoce ministériel avec la très sainte Vierge Marie.

3. Comme nous le savons, la très sainte Vierge a joué son rôle de mère non seulement dans l’engendrement physique de Jésus, mais aussi dans sa formation morale. En vertu de sa maternité, il lui revenait d’éduquer l’Enfant Jésus conformément à sa mission sacerdotale, dont elle avait compris la signification dans l’annonce de l’Incarnation.

On peut donc reconnaître dans le consentement de Marie une adhésion à la vérité substantielle du sacerdoce du Christ et l’acceptation de coopérer à sa réalisation dans le monde. Ainsi était posée la base objective du rôle que Marie était appelée à jouer également dans la formation des ministres du Christ, participants de son sacerdoce. J’y ai fait allusion dans mon Exhortation apostolique post-synodale Pastores dabo vobis : tous les aspects de la formation sacerdotale peuvent être mis en rapport avec Marie (n. 82).

4. Nous savons de plus que Notre-Dame a vécu en plénitude le mystère du Christ, découvert toujours plus à fond grâce à sa réflexion personnelle sur les événements de la nativité et de l’enfance de Jésus (cf. Lc 2, 19 ; 2, 51). Elle s’efforçait de pénétrer, par l’intelligence et le cœur, dans le dessein de Dieu, afin d’y collaborer d’une manière consciente et efficace. Qui mieux qu’elle pourrait aujourd’hui éclairer les ministres de son Fils, en les guidant pour pénétrer les «  insondables richesses  » de son mystère pour agir en conformité avec sa mission sacerdotale ?

Marie a été associée d’une manière unique au sacrifice sacerdotal du Christ, partageant sa volonté de sauver le monde par la Croix. Elle a été la première et la plus parfaite participante spirituelle de son offrande de Sacerdos et Hostia. Comme telle, elle peut obtenir et donner à ceux qui participent, au plan ministériel, au sacerdoce de son Fils, la grâce de l’élan pour répondre toujours davantage aux exigences de l’offrande spirituelle que comporte le sacerdoce, et tout particulièrement : la grâce de la foi, de l’espérance et de la persévérance dans les épreuves, reconnues comme stimulants à une participation plus généreuse à l’offrande rédemptrice.

5. Au Calvaire, Jésus a confié à Marie une nouvelle maternité quand il lui a dit : «  Femme, voici ton fils !  » (Jn 19, 26). Nous ne pouvons ignorer que, en cet instant, cette maternité était proclamée à l’égard d’un «  prêtre  », le disciple préféré. En effet, selon les Évangiles synoptiques, Jean avait lui aussi reçu du Maître, au cours de la Cène de la veille, le pouvoir de renouveler le sacrifice de la Croix en mémoire de lui ; avec les autres Apôtres, il appartenait au groupe des premiers «  prêtres  » ; il remplaçait désormais près de Marie le Prêtre unique et souverain qui quittait ce monde. Certes, l’intention de Jésus en cet instant était d’établir la maternité universelle de Marie dans la vie de la grâce à l’égard de chacun des disciples d’alors et de tous les siècles. Mais nous ne pouvons ignorer que cette maternité prenait une force concrète et immédiate par rapport à un Apôtre- » Prêtre  ». Et nous pouvons penser que le regard de Jésus vit, au-delà de Jean, de siècle en siècle, la longue série de ses «  prêtres  », jusqu’à la fin du monde. Et que c’est spécialement pour eux, pris un à un, comme pour le disciple bien-aimé, qu’il réalisa cette remise à la maternité de Marie.

À Jean, Jésus dit aussi : «  Voici ta mère !  » (Jn 19, 27). Il confiait à l’Apôtre bien-aimé le soin de traiter Marie comme sa propre mère, de l’aimer, de la vénérer et de veiller sur elle pendant les années qui lui restaient à vivre sur cette terre, mais dans la lumière de ce qui était écrit pour elle dans les Cieux, où elle devait être enlevée et glorifiée. Ces paroles sont l’origine du culte marial : il est significatif qu’elles soient adressées à un «  prêtre  ». Ne pouvons-nous pas en déduire que le «  prêtre  » est chargé de promouvoir et de développer ce culte ? Qu’il en est le principal responsable ?

Dans son Évangile, Jean tient à souligner que, «  à partir de cet instant, le disciple la prit chez lui  » (Jn 19, 27). Il a donc répondu immédiatement à l’invitation du Christ et il a pris Marie avec lui, avec une vénération correspondant aux circonstances. Je voudrais dire que, sous cet aspect aussi, il s’est montré un «  vrai prêtre  » : oui, un fidèle disciple de Jésus.

Pour tout prêtre, prendre Marie dans sa maison veut dire lui faire une place dans sa vie en demeurant dans une union habituelle avec elle dans les pensées, les affections, le zèle pour le Royaume de Dieu et pour son culte même (cf. CEC, n. 2673-2679).

6. Que demander à Marie en tant que «  Mère du prêtre  » ? Aujourd’hui, comme et peut-être plus qu’en tout autre temps, le prêtre doit demander à Marie, particulièrement, la grâce de savoir recevoir le don de Dieu avec un amour reconnaissant, en l’appréciant pleinement comme elle l’a fait dans le Magnificat ; la grâce de la générosité dans le don personnel, pour imiter son exemple de «  Mère généreuse  » ; la grâce de la pureté et de la fidélité dans l’engagement du célibat, à son exemple de «  Vierge fidèle  » ; la grâce d’un amour ardent et miséricordieux, à la lumière de son témoignage de «  Mère de miséricorde  ».

Le prêtre doit toujours se souvenir que, dans les difficultés qu’il rencontre, il peut compter sur l’aide de Marie. Il a confiance en elle et il lui confie lui-même et son ministère pastoral, lui demandant de le faire fructifier en abondance. Et enfin, il regarde vers elle comme vers un modèle parfait de sa vie et de son ministère parce qu’elle est celle qui, comme le dit le Concile, «  sous la conduite de l’Esprit Saint, s’est consacrée pleinement au mystère de la rédemption humaine… Elle est la Mère du Prêtre souverain et éternel, la Reine des Apôtres, le Secours des prêtres dans leur ministère : ils doivent donc la vénérer et l’aimer avec dévotion et d’un culte filial  » (PO, 18).

J’exhorte mes confrères dans le sacerdoce à nourrir toujours davantage cette «  vraie dévotion à Marie  » et à en tirer les conséquences pratiques pour leur vie et leur ministère. J’exhorte tous les fidèles à s’unir à nous, prêtres, dans la remise d’eux-mêmes à Notre-Dame et dans l’invocation de ses grâces pour eux-mêmes et pour toute l’Église.

(*) Texte italien dans l’Osservatore Romano des 30 juin – 1er juillet.




La dévotion aux saints anges honorent la Vierge Marie

12012015

La gloire de la très sainte Vierge

 

Ce n’est pas un motif peu puissant à un cœur qui aime comme il faut la très sainte Mère de Dieu, que la vue de sa gloire. Nous lisons en des auteurs irréprochables, qu’il s’est trouvé même des pécheurs, et des pécheurs bien criminels, qui dans leur état déplorable ne laissaient pas d’en être si touchés qu’ils protestaient qu’ils auraient bien voulu donner leur vie pour la gloire de cette reine des bontés et des douceurs du paradis ; et ces désirs ont été suivis de tant de bénédictions, qu’enfin ils ont obtenu par les soins de la mère de miséricorde une mort chrétienne, par une entière conversion et un changement notable de leur vie. Si des âmes rebelles aux ordres de Dieu sont capables d’être touchées de l’honneur de l’auguste Reine du ciel, à plus forte raison des âmes pures et innocentes, et qui, d’autre part, lui ont une dévotion spéciale, se laisseront aller facilement au zèle d’un honneur si saint, et qui mérite d’être rendu avec tant de justice à celle que nous ne pourrons jamais assez dignement honorer.

 

Les anges, selon le témoignage de sainte Brigitte, dès le commencement du monde, conçurent un zèle si pur des intérêts de cette reine du paradis, qu’ils eurent plus de joie de ce qu’elle devait être que de ce qu’ils avaient été créés. Combien de personnes dans la suite des temps, à l’imitation de ces bienheureux esprits et par leurs puissants secours, ont préféré les intérêts de la Mère de Dieu à leurs propres intérêts, son honneur à leur honneur, son être à leur être ? J’en ai connu qui voudraient avoir un million de vies pour les sacrifier à Dieu pour la gloire de cette incomparable Vierge ; qui seraient contents de rester jusqu’au jour du jugement dans les feux épouvantables du purgatoire, s’il y allait de la moindre chose de son honneur ; qui voudraient de tout leur cœur être un million de fois anéantis, si Dieu en était plus glorifié. En vérité, un bon cœur ne dit jamais : C’est assez, quand il s’agit de la très pure Vierge, pourvu que l’on demeure dans l’ordre de Dieu. Hélas ! On voudrait tout quitter, tout faire, tout souffrir pour son amour, et après tout l’on voit bien que ce serait encore bien peu pour celle qui a mérité d’être Mère d’un Dieu. Ces vérités m’ôtent tout lieu de douter que le motif de sa gloire ne soit pas l’un des plus puissants dont l’on se puisse servir pour établir plus fortement l’amour et la dévotion des saints anges. C’est ici, ô âmes qui avez de la dévotion pour la glorieuse Vierge, que je vous invite à celle des saints anges. Il y va de sa gloire : c’est tout vous dire, si vous l’aimez en vérité.

 

La divine Marie est la générale des armées de Dieu, et les anges en sont les troupes glorieuses ce soit donc les soldats de celle qui seule paraît terrible comme une armée tout entière rangée en bataille ; et ils ont fortement combattu pour sa gloire dès la création du monde, s’opposant à Lucifer et aux anges apostats qui n’ont pas voulu se soumettre à son empire, Dieu leur ayant révélé qu’elle devait être quelque jour leur souveraine. Elle est l’auguste et triomphante reine du paradis ; les anges sont les fidèles et généreux sujets qui l’ont honorée, comme nous venons de le dire, auparavant qu’elle fût, et qui tiennent à grande gloire d’être assujettis aux lois de son royaume. Elle est dame des anges, et souvent elle est invoquée sous cette qualité de Notre-Darne des Anges ; ils sont donc ses serviteurs, mais des serviteurs si zélés, qu’ils ne font qu’attendre la manifestation de ses volontés, pour les exécuter au moindre signe, avec une promptitude inénarrable. Elle est même leur amie ; c’est pourquoi dans les Cantiques (VIII, 13) le divin époux la prie de parler et de faire entendre sa voix, parce que, dit-il, les amis écoutent. Or, ces amis sont les saints anges. L’on peut dire de plus, qu’elle est leur mère en quelque manière, et c’est le sentiment de plusieurs graves théologiens. Tous ces titres font assez voir qu’il y va de la gloire de cette reine, de cette générale, d’une si glorieuse et si puissante dame, que ses sujets, ses soldats, ses serviteurs soient considérés. L’amour qu’elle a pour eux, les traitant comme ses fidèles amis, et même comme ses enfants, demande par toutes sortes de raisons que nous aimions ce qu’elle aime, que nous ayons de profonds respects pour ceux qu’elle désire d’être honorés. Louons donc et bénissons les saints anges, parce que la très pure Vierge, l’auguste reine et dame des anges en est louée et bénie : mais louons et bénissons le Seigneur, qui a fait tout ce qu’il y a de grand et de louable, et en la dame des anges et dans les saints anges ; et c’est Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul.




Ce qu’il faut savoir à propos de la Consécration à la Vierge Marie

18072013
Ce qu'il faut savoir à propos de la Consécration à la Vierge Marie dans APOLOGIE DE LA VIE maria42

La Tendresse maternelle de Marie

 

Je termine cette excursus au sujet des données fondamentales de la Consécration à la Vierge Marie qu’il convient de savoir en disant que :

Premièrement : La vie c’est Christ, mais elle s’est rendue ostensible en Marie ; elle s’est donnée par l’Immaculée ; elle a voulu être mariale dès son origine. Pour cela, sur la croix, il y a mis son sceau rédempteur en disant à travers l’Apôtre bien-aimé Jean : « Voici ta Mère ». C’est comme s’il eut dit à chacun de nous : Toi aussi fait comme moi ; Prends ma Mère comme ta Mère. C’est pourtant un don qui pèse de tout son poids divin. Il n’y a alors de véritable vie qu’en Marie, par Elle et avec Elle.

Deuxièmement : La vérité c’est Christ, néanmoins elle s’est révélée en Marie et, de la maison de Nazareth, elle s’est répandue dans le monde entier : « toutes les générations me diront Bienheureuse » (Lc 1, 48). La meilleure façon de dire à Marie, tu es Bienheureuse, c’est de se consacrer à Elle. La consécration est, en clair, l’accomplissement d’une partie de cette prophétie néotestamentaire.Par la consécration, tu lèves un pan de voile sur le mystère de la Maternité Universelle de l’Immaculée. Mais au-delà du fait d’être prophétie quant à l’actuation c’est une déclaration claire de la propre identité, soit en ce qui la concerne, soit quant à nous. Il s’agit de l’identité de « celle qui a cru », la Vierge Marie. Elisabeth, devant sa jeune cousine reste ébahie ; Elle adore son Dieu qui repose tout tranquille dans le sein de sa Mère. Je ne dis pas qu’elle adore Marie. Non ! Tout le respect qu’elle manifeste à son égard se répercute sur le Seigneur qu’elle ne voit pas. En Marie l’Invisible se fait Visible. Pour cela certains saints l’appelle « Tabernacle de Dieu ». La consécration est en ce sens un geste cultuel par lequel je témoigne la grandeur de l’action de Dieu en Marie. C’est donc un acte de foi, de confiance en Dieu par l’entremise de la plus belle et la plus parfaite de toutes les créatures après Jésus Fils de Marie.

Troisièmement : La voie, c’est Christ, toutefois, elle est facilement praticable avec Marie. Si notre long pèlerinage sur cette terre d’exil s’effectue sur les rails de la Vierge Marie, soyons certains d’être sur La Voie, autrement dit la Plus Juste. Si tu veux aller quelque part sans connaître la route, nul doute que tu t’égareras ; par contre si tu te fais guider par qui connaît mieux le chemin, certainement tu arriveras à bon port. Avec cette dernière observation nous tirons une première conclusion : la consécration n’est pas une invention gratuite de quelques esprits illuminés, mais c’est un fait divin qui trouve sa force expressive dans la relation filiale entre Jésus et Marie. Et puis, dans son essence, elle exige, quant à nous, une incontestable maternité objective. Elle ne dépend donc pas du fait que nous l’acceptions ou pas. En fait la maternité de Marie à l’égard de toute l’humanité est objective, assurément parce qu’elle est Corédemptrice. Et alors, en quoi consiste la consécration à l’Immaculée préconisée par saint Maximilien ?

P. Bonaventure Magloire Nkounga




Vivre mieux avec Jésus et Marie

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Vivre mieux avec Jésus et Marie dans APOLOGIE DE LA VIE maria410

Voici mon Fils pour toi

 

La Consécration reproduit en nous l’union intime entre Jésus et Marie

 

12- Déjà au moment de la visitation à sainte Elisabeth, il se produit un fait éblouissant et formidable : Jean-Baptiste tressaillit de joie dans le sein de sa mère. Il n’y a pas un fait du hasard ici. Tout à été voulu par le Seigneur. Jésus, vérité et chemin pour la vie éternelle, se manifeste par Marie ; il sanctifie par Elle l’enfant encore enveloppé dans le sein maternel. C’est Marie qui porte donc Jésus à Elisabeth et Jean-Baptiste. C’est elle qui joue le rôle de Médiatrice de la grâce de sanctification pour le précurseur du Messie. Et Elle est bien consciente de cela. En effet la réaction d’Elisabeth est une preuve illuminante : elle l’appelle du coup La Mère de mon Sauveur. Note bien que, tous les mots ont leur sens et leur poids. En plus, elle chante ses louanges et témoigne de sa gratitude pour ce qui est arrivé, en reconnaissant en même temps sa profonde indignité. C’est une attitude qui est de grande valeur pour la consécration à l’Immaculée dont nous parlerons à foison dans les prochains paragraphes.

Jésus sait d’être la lumière du monde. Mais il a voulu que celle-ci brillât à travers un réflecteur spécial, j’ai nommé, la Vierge Marie. Ainsi on ne peut regarder Marie sans trouver Jésus, de même on ne peut trouver Jésus sans regarder Marie. Saint Pie X disait que toute la louange dont on couvre la Vierge, par ricochet, est offerte principalement à la Trinité. Bien à propos, Raïssa Maritain l’appelait, à juste titre, l’Enfant gâtée de la Sainte Trinité. Il n’y a donc pas une vraie dévotion qui obscurcisse le visage du Christ ou de Dieu tout court. Ce qui obscurcit, en général, le Visage de Dieu et donc de la Vierge, c’est notre sentimentalisme, notre prudence purement humaine et notre ignorance gangreneuse. En parole plus simple, ce sont nos péchés qui obscurcissent vraiment le Visage de Dieu. Si le monde savait le don merveilleux qu’est la Vierge pour l’humanité et, qui plus est, la place qu’Elle occupe dans l’économie du salut voulue exclusivement par Dieu, il n’y aurait plus de case sans son image, il n’y aurait plus de cœur humain sans émotion pour Elle, il n’y aurait plus d’âmes réticentes à ses caresses maternelles, il n’y aurait plus de chrétiens qui refuserait de se consacrer à Elle. La consécration est un geste d’amour filial que j’accomplis histoire de témoigner, en fait, ma joie d’aimer et d’être aimer ; elle exprime aussi ma ferme volonté de continuer d’aimer par la force qui découle de l’amour de Dieu pour moi.

 

13- Sur la croix Jésus nous fait don de sa Mère et, en même temps, il nous offre à Elle. Il revient à chacun de nous de signer le décret de donation stipulé par Lui-même en Personne du haut de l’arbre patibulaire de notre salut, c’est-à-dire la croix : « Mère, voilà ton fils, fils voilà ta mère » (Jn 19, 26-27) Pourquoi donc les hommes de ce siècle ne veulent-ils pas reconnaître la magnanimité de notre Seigneur ? Pourquoi tant de hargne pour s’ériger contre la vérité ? Sommes-nous si obtus pour refuser un tel pont de sauvetage ? Il faudrait vraiment trop de courage pour dire à sa propre mère, je ne te veux pas. Marie est sur le plan surnaturel ce qu’est notre mère biologique sur le plan naturel. Cependant, Dieu a laissé à notre volonté libre la décision d’être ou non de l’Immaculée. Même quand notre mère nous a mis au monde, notre confiance en elle n’a pas été automatique; cela requiert toujours une adhésion libre et mure. Personne ne pourra jamais nous forcer la main pour nous y conduire ; tout dépend de notre libre volonté. Néanmoins, une chose est certaine et quasi indépassable : comme sur le plan naturel nous avons besoin d’une mère qui nous met au monde, et de surcroît qui s’occupe de notre croissance, de même, dans la vie spirituelle et surnaturelle il faut pour nous une figure maternelle de référence, et Dieu y a pensé. Il ne fait pas les choses à moitié, puisqu’il est la Plénitude même.

 

14- Du coup, il paraît évident de dire que la consécration est l’acte d’humilité par lequel j’accepte la volonté de Dieu selon laquelle tout disciple du Christ est dûment établi sous la direction maternelle de Marie. Déjà elle a participé activement à notre renaissance  de l’Eau et de l’Esprit (Jn) ; et fort de cela, elle désire nous guider sur le chemin de la quête de la félicité, de la vie éternelle. Comme dans la vie naturelle, nous ne choisissons pas qui sera notre mère, aussi dans la vie spirituelle nous ne choisissons pas qui est notre Corédemptrice, c’est-à-dire notre Mère. C’est clair qu’elle est notre Mère parce qu’avec son Fils, Elle nous a rédimés, et maintenant elle nous distribue les fruits de la Rédemption. Pour bien comprendre la consécration à la Vierge, il s’avère très important de connaître le privilège de la Corédemption mariale. L’ignorance de cette doctrine ensemble avec celle de la Médiation mariale génère sans doute des malentendus énormes et parfois grossiers. Mon ami, je te conseille de ne pas lésiner sur les moyens, histoire d’élargir tes connaissances sur ce thème. Ne ménage aucun moyen pour entrer dans le vif de la vérité de ce privilège. Entre autre, je t’informe qu’il est d’actualité surtout dans les milieux académiques de la catholicité.

 

P. Bonaventure Magloire Nkounga

 




Imiter Jésus pour aimer la Vierge Marie

18072013
Jésus indique sa mère

Jésus indique sa Mère

 

L’exemple de Jésus vaut aussi pour nous

 

8- Marie est d’abord la Mère de Dieu, parce qu’Elle a donné au monde Jésus, Fils unique du Père Céleste. Jésus est Dieu parce qu’il est Verbe éternel qui s’est incarné dans le sein de la Vierge de Nazareth. C’est lui la descendance de la Femme, qui, avec Elle, aurait vaincu le démon trompeur et assassin.

Tu vois, mon ami, Dieu lui-même a voulu se confier et se donner, en définitive, se consacrer à la Vierge Marie. Pourquoi puis-je faire une telle affirmation ? Suis-moi un tout petit peu, sans pourtant trop t’éreinter !

Tu te rappelles le dialogue de l’ange Gabriel avec la Vierge Marie ? Le Seigneur, par l’intermédiaire de l’ange, demande son consentement quant à l’incarnation du Verbe. Note bien, c’est Dieu qui veut une collaboratrice. De façon absolue, ce n’est pas une chose nécessaire pour le Seigneur, mais il choisit d’avoir une Mère. Dès lors Elle Lui est propre ; Elle fait partie de la vie du Fils-Dieu, comme à son tour il fait partie de la sienne. La relation filiale est toujours une réalité duale, vitale et dynamique.

Tu vois un peu le topo ? On peut dans une certaine mesure dire que la première Bonne Nouvelle que Jésus-Christ annonce au Monde est sa « consécration » à sa Mère, c’est-à-dire le don de soi-même à sa Maman. C’est, en fait, une prédication par le bon exemple. En s’incarnant dans le sein virginal de Marie, il offre un exemple éclatant à tout homme de bonne volonté : se donner à Marie pour croître en taille et en sagesse.

 

9- Peut-être, diras-tu : mais, dis-donc, penses-tu vraiment que Dieu eut été strictement obligé de choisir une créature pour accomplir sa mission ? Dieu est tout-puissant, pourquoi vouloir lui imposer une certaine loi  de la nécessité qui, en réalité, est contradictoire avec son être ?

Je pense que j’ai déjà ébauché une solution à cette question au paragraphe n°8. Préalablement, je t’ai fait remarquer que l’initiative d’avoir une Mère n’est pas extérieure à Dieu lui-même, mais elle découle de sa libre volonté. C’est lui qui veut, de façon contingente, se donner et se confier à une créature, et dès lors – puisque Dieu veut toujours de manière ordonnée – cette décision ou bien ce projet acquiert une certaine nécessité ; une nécessité que Dieu seul lui donne. Donc si tu entends par nécessité un état de constriction extérieure et supérieure à la volonté divine, alors je dis ouvertement que je ne l’entends pas en ce sens. Car admettre la nécessité en Dieu comme les philosophes classiques l’entendait, c’est par le fait même poser en quelque sorte des limites par rapport à la perfection divine. Or nous disons que Dieu est et vit de la plénitude de la perfection. Et la nécessité n’est rien d’autre que le mode par lequel il agit en conformité avec son être même. En ce sens comme l’agir suit l’être, la plénitude de celui-ci est aussi la plénitude de celui-là. Il faut donc entendre par  nécessité l’état dans lequel la volonté divine décide de façon autonome et accomplit sans coup férir (ou sans ambages)  ce qu’elle a préconisé, alors nous sommes tous deux d’accord, et je ne vois pas où subsiste le problème. L’important ici est de comprendre que toute initiative vient de Dieu. Marie accueille la volonté de Dieu et la met en pratique avec amour et dévouement.

Jésus se donne donc à Marie, sa Mère, parce qu’il l’aime ; il désire aussi sa protection ; il veut être avec elle pour toujours. En vertu de sa personne divine, il pouvait le faire, il le voulait et cela était convenable,  de la sorte il le fit. Non seulement il la prit pour soi-même, mais plus encore il l’offrit à l’humanité.

 

10- Je te fais encore observer une autre chose assez intéressante : Jésus est né de la Vierge  par volonté propre en tant que Dieu. Je l’ai dit tantôt ! Considérons le fait en soi : on dirait exactement une kenosis, autrement dit un abaissement de l’Amour divin. Oui, dans son humilité hors pairs, il désire être Fils de l’homme ; cependant, il ne veut pas entrer dans le monde en contractant le péché de nature, c’est-à-dire le péché originel ; il ne veut pas se souiller avec cette gangrène mortifère. Voilà pourquoi il se « cache » dans le sein virginal de Marie ; en somme, il crée un être immaculé( donc sans péché ni de nature ni personnel) et c’est bien là qu’il trouve d’abord son abri terrestre. On ne le dirait jamais assez, la Vierge Marie est, pour ainsi dire, l’Abri du Seigneur. Les savants utilisent d’autres grands mots pour désigner cet état de fait, mais ici je te fais grâce de ce précieux jargon qui, peut-être, serait plus utile en d’autres lieux et circonstances.

 

11- Je répète une autre chose dont j’ai déjà fait état précédemment : Jésus lui-même s’est donc confié, il s’est donné ; en quelque sorte, il s’est consacré à la Vierge Marie en vue de sa mission Rédemptrice à laquelle, entre autre, il a bien voulu l’associer singulièrement. Dès lors, nous pouvons proposer une définition provisoire du concept de Consécration à Marie: c’est l’acte d’amour par lequel une personne se confie entièrement à la cure maternelle de la Mère de Dieu pour le bien de son âme (grandir en sagesse) et pour participer avec Elle, en Elle et comme Elle à la mission du salut du monde dont son Fils est le Souverain responsable. Car, il convient de le préciser tout de suite, notre participation ou collaboration n’a de valeur que si celle de Marie a une valeur prépondérante ; et de fait, elle a une valeur, celle que Dieu a voulu lui concéder. Il ne nous revient pas de lui octroyer cette valeur. C’est une chose qui transcende la capacité humaine en soi. Donc notre participation puise son ultime signification, acquiert sa portée intrinsèque dans celle de la Vierge Marie.

P. Bonaventure Magloire Nkounga




Implication éthique de la vraie dévotion à la Vierge Marie

18072013

 

Implication éthique de la vraie dévotion à la Vierge Marie dans APOLOGIE DE LA VIE maria310

En elle on est certain de faire le bien

L’implication éthique de la consécration à Marie

 

6- Au catéchisme, tu as aussi appris que le bon chrétien, c’est celui qui oriente sa vie selon l’Evangile, qui suit les commandements de Dieu, qui vit de la foi, de l’espérance et de la Charité. Je tiens à souligner la Charité. Car elle est la vertu éternelle ; c’est celle qui nous fait ressembler plus à Dieu. Pourquoi ? Parce que Deus caritas est (Dieu est Amour). Jésus disait à ses disciples « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et je l’aimerai et je me manifesterai à lui. » (Jn 14, 21)  Dans la vie des saints, il s’avère que la manifestation la plus forte et la plus déterminante que Jésus suscite est d’offrir sa Mère comme Maîtresse, Guide et Mère des cœurs dévoués aux choses de Dieu. C’est ce qui advint, par exemple, pour saint Jean Bosco et sainte Marguerite Alacoque. Il n’y a rien de plus émouvant et de fort émulant que cela. Dans le vécu de la foi chrétienne Marie n’est pas alors un « optional » sur la voie de la perfection, mais sa présence est décisive et capitale. C’est la personne la plus parfaite qui peut nous conduire jusqu’au Cœur de Jésus, où nous pouvons nous assouvir de son amour incandescent et éternel. Voilà comment il s’exprime encore dans l’Evangile de saint Jean : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles » (Jn 14, 23-24)

 

7- Mais il y a une chose que certainement tu n’ignores pas : l’homme, après le péché originel, souffre d’un déséquilibre intérieur criard. Les facultés supérieures n’arrivent plus à contrôler celles inférieures ; la raison et la volonté ne contrôlent plus les organes des sens, ni la fantaisie ou l’imagination, ni le corps et ses voluptés, ni le cœur et ses épanchements parfois trop sordides. C’est la fameuse lutte intérieure dont parle saint Paul dans la Lettre aux Romains : je fais le mal que je ne veux pas, pourtant je ne fais pas le bien que je veux (Rm 7, 15). Quelle impasse ! On dirait  un véritable bourbier! Une terrible zizanie interne qui tenaille le corps et l’âme, et par conséquent génère une torture existentielle parfois mortelle. Il n’y a aucun fils d’homme qui ne fasse un tant soit peu une telle expérience ; il n’y a aucun être de chair et d’os qui, au jour le jour, ne passe à tabac dans cet univers personnel, pour ainsi dire, plein de charogne. C’est le sort de tout mortel. Ça fait vraiment un triste effet de se voir réduit comme un réceptacle de passions éphémères. C’est la laideur du péché n’est-ce pas ? Avec le péché l’homme s’érige contre l’Auteur même de la vie, de l’existence ; pour cela il devient si laid, si déplaisant et si bizarre ; c’est comme s’il dégringolait de son pinacle pour déchoir dans un profond marécage où pullulent toutes sortes de bêtes sauvages et affamées. Que diantre ! C’est un abysse de misère, que dis-je ! un vrai cauchemar qui nous suit parfois au quotidien.

Mais ce n’est pas tout ! Il y a aussi une tiers personne qui fomente des actions contraires à nos bons désirs ; On l’appelle le diable. C’est l’ennemi numéro un de nos âmes. C’est le jaloux par excellence. Tout son travail c’est de nous empêcher d’aimer authentiquement Dieu. Il invente toute sorte de chose pour nous tenir en haleine dans ses griffes mortelles ; et facilement nous ne nous rendons pas compte parce qu’il utilise des tactiques mielleuses, doucereuses et par trop subtiles. Il est sans doute plus intelligent que nous, mais son intelligence est désuète et finalisée intrinsèquement au mal. Pour cela il n’a pas le dernier mot.  Car il est dit dans le livre de la Genèse que la Femme lui écrasera la tête. Et qui est cette Femme ? C’est bien Marie, notre sainte Mère du ciel, la Mère de Jésus notre Seigneur et notre Frère.

P. Bonaventure Magloire Nkounga




Amare la Madonna porta a fare il bene

18072013

 

Amare la Madonna porta a fare il bene maria210

Riversa le grazie nell'anima dei devoti

Ci sono alcuni componenti essenziali dell’atto morale che ogni uomo e donna può conoscere ed attingere. Infatti un atto, per essere  veramente buono, dev’essere tale in tutte le sue parti, senza eccezione, così come un’opera d’arte perché possa definirsi bella, esige la proporzione delle parti e la loro giusta collocazione.

Già un questo troviamo conferma come il ruolo principale della ragione sia di trovare nelle vicende quotidiane la regola di condotta pratica alla luce delle esigenze della legge di Dio, che in gran parte, prima ancora di essere ricevuta nella Rivelazione, è presente come impressa in noi, nel nostro cuore e nella nostra mente.

A questo punto, qualcuno potrebbe domandarsi se l’essere buono non sia una cosa un po’ troppo complicata, rischiando di far cadere l’uomo in una specie di rigidità morale che eliminerebbe quella qualità tanto apprezzata oggi e che va sotto il nome di spontaneità.

Se consultiamo il dizionario, troviamo che la spontaneità è “assenza di costrizione o coercizione o di secondi fini”; dunque corrisponde alla libertà e alla retta intenzione e abbiamo già visto precedentemente che la libertà è la capacità di fare autonomamente il bene, un bene comunque conosciuto tramite la ragione che lo trova come impresso nella nostra natura umana e nella Rivelazione divina. La retta intenzione è la corrispondenza tra la mente di chi compie l’azione e l’atto esterno.

Un’altra definizione è quella sella “sincerità di espressione” che si applica, ad esempio, ad un’opera letteraria apprezzabile perché “scritta con spontaneità”. Su quest’ultima definizione è bene fermarci per un momento perché può essere illuminante. Un premio letterario, infatti, viene assegnato anche valutando questo aspetto, e tuttavia esso non corrisponde affatto alla rozzezza impacciata. Se così fosse il tema scritto da un bambino di seconda elementare, molto probabilmente estremamente sincero nella sua espressione, sarebbe degno dei più prestigiosi premi letterari.

In verità la spontaneità è propria di chi ha ben assimilato le regole dell’arte, nel caso dello scrittore quelle dello scrivere, giungendo a comunicare con facilità e chiarezza le proprie idee.

Nel campo propriamente morale, dunque, la spontaneità, non è affatto sinonimo di facilità. Essa non esclude la fatica, la lotta, elementi propri di tutte le attività umane che siano veramente degne dell’uomo e che nel caso del bene morale trova proprio nell’uomo molti ostacoli dovuti all’eredità del peccato originale e dei peccati attuali, ma la sincerità e la spontaneità sono pur sempre presenti se c’è la convinzione del bene da compiere. Tuttavia non si può negare che la spontaneità intesa come “simpatica franchezza e cordialità” – e questa è un’altra definizione – testimoni una virtù ormai ben solida che la rende particolarmente attraente.

Sotto questo aspetto essa appare nell’episodio evangelico della Visitazione di Maria Santissima a Santa Elisabetta (Lc 1, 39-56). Il testo evangelico sottolinea come Maria “si recò in fretta” (Lc 1, 39) verso Ain Karin, la città di Elisabetta. Una fretta che naturalmente non ha niente a che vedere con la nostra povera e ansiosa frettolosità, ma è semplicemente risposta pronta della Vergine al richiamo della carità soprannaturale che la spingeva laggiù sia per portare il suo aiuto materiale all’anziana parente, sia, soprattutto, per portarvi l’Autore della Grazia. Maria non si ferma a riflettere sull’opportunità o meno del viaggio e sulle difficoltà della strada. Lei non ne ha bisogno, perché possiede la spontaneità che deriva dall’armonia perfetta di tutte le potenze dell’anima che le permettono di passare con facilità all’attuazione della giusta azione.

Giunta alla casa di Elisabetta, non mostra la comprensibile stanchezza del viaggio, ma subito, dopo aver visto l’effetto prodotto dalla presenza di Colui che portava in grembo, prorompe nel Magnificat, cantico di lode che ben esprime l’atteggiamento essenziale di tutti coloro che compiendo il bene sono coscienti da far brillare in ciò la bontà di Dio e la grandezza dell’uomo.

 




Vivere in modo virtuoso con la Madonna

18072013

 

Vivere in modo virtuoso con la Madonna maria1

Regina degli Angeli

L’episodio del miracolo di Cana (Gv 2, 1-11), viene interpretato in vari modi: santificazione del matrimonio; anticipazione dell’istituzione dell’Eucaristia per il mutamento dell’acqua in vino; dimostrazione del potere intercessore della Vergine Santissima.

Da parte nostra vogliamo fermarci su questo episodio tanto umano quanto divino del Vangelo, per riflettere su un tema importante riguardante la nostra vita morale, cioè quello dell’atto morale.

Prima di tutto precisiamo quali siano le caratteristiche dell’atto morale. Questo dev’essere libero, cioè non costretto da una violenza esterna o interna; dev’essere indirizzato a una cosa buona (detta anche oggetto) in se stessa; deve avere anche un’intenzione buona; dev’essere compiuto nei modi e momenti giusti e questi ultimi si chiamano circostanze.

Premesso ciò, esaminiamo il comportamento dell’Immacolata a Cana. Maria si trovava lì probabilmente come parente degli sposi, e come era usanza del tempo, e conformemente alla sua generosità, la Vergine era occupata nella preparazione e nel sevizio della festa che poteva durare fino a sette giorni. Proprio per questo ufficio si accorse che il vino era finito. La costante attenzione alla volontà di Dio, e dunque il desiderio efficace di compiere tutto nel modo più perfetto, le fa notare la mancanza di un elemento importante per la buona riuscita della festa; da qui il suo intervento.

Chi è veramente desideroso di glorificare Dio, specialmente attraverso il servizio del prossimo, non lascia mai sfuggire l’occasione di bene che si presenta nei modi più impensati. Ecco perché vive una vita veramente intensa e dunque gratificante, chi segue queste due coordinate: amore di Dio e amore al prossimo che lo guidano nel mare del tempo. In tal modo la libertà viene usata secondo lo scopo che le è proprio.

L’oggetto è buono in se stesso. Con buona pace di eventuali nemici di qualsiasi bevanda alcolica, il vino costituiva, e costituisce ancora, per molti popoli, un elemento dell’alimentazione umana, non necessario ma convenientemente integratore della stessa, tanto più quando esso entra in un’occasione di festa, dato che per l’uomo il cibarsi, come ogni altro atto, non è puramente animale, ma assume molti significati, tant’è vero che Gesù istituisce il Sacramento dell’Eucaristia durante un banchetto, anche se particolarmente sacro com’era la cena pasquale.

L’intenzione nell’Immacolata è duplice. Da una parte intende evitare agli sposi e ai loro parenti prossimi l’imbarazzo che sarebbe derivato dall’improvvisa mancanza di un elemento importante per la riuscita della festa, e ciò già sarebbe sufficiente perché l’intenzione sia retta, anzi vi è una particolare dimensione di delicatezza, perché Maria si preoccupa anche delle sfumature della carità. D’altra parte la Vergine, docilissima allo Spirito Santo, comprende l’importanza del momento per il mistero della salvezza che comincia a realizzarsi. Ecco perché si rivolge al Figlio, che era un invitato, e non al padrone di casa come sarebbe stato logico

 In tal modo indica che ogni opera buona che si compie non si esaurisce semplicemente nel momento un cui avviene, ma il suo effetto si prolunga misteriosamente in tre modi: come merito soprannaturale per chi la attua; come mezzo di grazia; come seme di altro bene nella società, nella maggioranza dei casi nascosto alla vista e all’intelletto naturale, ma non a quello animato dalla fede nella Provvidenza divina.

Le circostanze in cui si compie il miracolo sono le più opportune. Un banchetto che, come abbiamo detto sopra, anticipa, in un certo modo, quello dell’istituzione dell’Eucaristia; di nozze, spesso presentate da Gesù come esemplari del Regno di Dio e dove il vero Sposo sarà lo stesso Signore. Maria invita i servi a fare quanto Gesù dirà loro, in modo che essi siano testimoni del miracolo.

Le circostanze, pur non cambiando l’oggetto morale (buono o cattivo) possono aumentarne o diminuirne il peso, positivo o negativo che sia. Perciò non devono essere superficialmente trascurate. La persona che ci tiene realmente al bene, baderà anche a queste, come la Madonna che, luminosa in tutto il suo essere e nelle sue azioni, traeva il bene più grande e perfetto dall’uso delle cose materiali per la gloria di Dio e il vantaggio di tutti gli uomini.




Con l’Immacolata, vedere Dio

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Jardin du Vatican, allée proche de la Grotte de Lourdes

 

Beati i puri di cuore perché vedranno Dio”

I grandi teologi identificano la felicità alla beatitudine. L’uomo è felice, perfettamente, quando è beato. La beatitudine corrisponde alla vera felicità perché è completezza, cioè non manca di nulla di quanto corrisponde alla dignità dell’essere razionale, ed è stabile perché non teme, neppure come ipotesi, di venir meno. Queste due caratteristiche fanno sì che la beatitudine in senso pieno possa essere raggiunta solamente terminato il corso del tempo, cioè oltre la vita terrena, quando l’anima, trovata degna di essa, godrà della visione di Dio.

Quest’ultima sarà naturalmente una “visione” nel senso di una conoscenza delle cose simile a quella che noi abbiamo tramite la facoltà della vista o tramite la costruzione di un concetto qualsiasi tramite l’intelletto e la ragione, ma sarà una contemplazione soprannaturale, perfetta, che implicherà una quasi fusione con la divinità, radice di tutti i beni che l’uomo pellegrinante desidera, spesso confusamente e in modo sbagliato.

Tuttavia leggendo attentamente le parole evangeliche riportate sopra, possiamo notare come Nostro Signore pur mettendo al futuro la visione di Dio, definisca i “puri di cuore” come “beati” al presente. È forse questa una differenza puramente casuale? Certamente no.

In verità la beatitudine, pur raggiungendo la perfezione solo nell’altra vita, ha un certo anticipo anche in questa, in forza della grazia santificante ricevuta nel santo battesimo che ci rende figli adottivi di Dio, non un modo puramente legale, come accade per le adozioni umane, ma un modo unico e soprannaturale,facendoci  partecipare alla vita di Dio, dunque unendoci a Lui come il ferro messo nel fuoco diventa simile al fuoco stesso per la luce e il calore,  anche se ciò viene solamente mediante la fede.

La grazia santificante è come il talento donatoci da Dio che deve fruttificare con la pratica dei sacramenti, della preghiera e di tutte le opere buone che trovano nei comandamenti il loro codice generale.

Grazia e cooperazione umana, insieme, conducono alla “purezza del cuore”.

Quanto diciamo si applica in modo speciale all’Immacolata. La pienezza di grazia avuta nella sua concezione, le diede una particolare conoscenza di Dio, sollecitando la sua volontà a desiderare con forza l’unione con Lui. La corrispondenza a tale sollecitazione le diede già su questa terra una visione di Dio molto vicina a quella beatifica, in due modi: il primo derivante dai doni dello Spirito Santo, specialmente la Sapienza, l’Intelletto e la Scienza che le permisero di vedere con eccezione chiarezza la trama provvidenziale di tutto ciò che Dio ha fatto e farà dalla creazione fino alla fine del mondo per la propria gloria e la salvezza degli uomini. Il secondo modo riguarda, come abbiamo accennato nel precedente articolo, le frequenti visioni mistiche avute da Maria lungo tutto il corso della sua vita terrena.

Per questa ricchezza di grazia, l’Immacolata era veramente la creatura più celeste che Dio abbia mai fatto, ai cui occhi tutta la realtà terrena era illuminata dalla luce dell’eternità.Guardando a Lei ben possiamo comprendere come la vita morale cristiana non è e non può limitarsi semplicemente all’osservanza precisa e puntuale di un insieme di precetti morali, ma, ponendo questi come base necessaria, deve elevarsi ad una perfetta conformità alla volontà di Dio manifestata sia dalle circostanze esterne in cui concretamente la persona si trova ad operare, sia dalle ispirazioni dello Spirito Santo. L’episodio del giovane ricco che aveva osservato fin dalla fanciullezza tutti i precetti della legge, ma non volle rispondere a quel “di più” che Gesù gli chiedeva, è esemplare (cfr Mt 19, 16-22).

L’Immacolata crebbe “di luce in luce” per tutta la sua vita terrena, come un candido uccello che con le ali spiegate si innalza nel cielo portato dal vento.

La “purezza di cuore” della Madonna, non è però fine a se stessa, perché doveva prepararla a divenire Madre del Salvatore. Concepito ne suo grembo, Gesù non rimane “inerte” rispetto alla Madre, non solo in senso fisico per lo scambio biologico normale tra madre e figlio che avviene in ogni gestazione, ma ancor più in senso spirituale.

La presenza del Verbo fatto carne influì potentemente su Maria, facendola “esultare”, come riferisce San Luca descrivendo la visita della Vergine alla cugina Elisabetta e riportando il Magnificat.

Il fatto che tale esultanza venga rilevata nel momento in cui la presenza del Verbo fatto carne ha – come indica la parola del Vangelo approfondita dalla tradizione -  una particolare efficacia sul piccolo Giovanni Battista e sulla stessa Elisabetta può far ben pensare che essa sia collegata al posto che la Vergine occupa nel piano di salvezza rispetto a noi. La Madonna esulta perché ha ben compreso la propria missione di mediazione di grazia per tutti gli uomini.

Praticamente “la purezza di cuore” destinata alla beatitudine è dovuta alla maggior vicinanza possibile a Gesù, e questa vicinanza spetta, in modo prioritario e unico, a Maria, e da Lei a tutte le anime. Non è perciò un caso che nei santi che hanno maggiormente amato la Madonna, si trovi una purezza di cuore particolarmente splendida che permetteva loro di passare per il mondo sempre rapiti dalla grandezza di Dio riflessa nelle cose create e impetuosamente desiderosi di vedere Dionella gloria eterna.







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